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Lluegue en Barcelona
"Cinco de la mañana, no sé dondé ir..."
C'est ce que je me suis dis quand je suis sortie du bus (et oui, je pense en espagnol...). Il était donc cinq heure, j'étais seul avec ma grosse valise, et j'ai un peu attendu, enfin une bonne heure quand même...
Au bout d'un moment, je me suis donc décidé à faire quelque chose. J'entrais donc dans la gare mais évidement j'avais rien à y faire et je me suis donc assis par terre. J'entendais une voix féminine qui s'exprimait au travers d'un micro et qui répéter sans cesse la même chose en catalan (évidemment j'ai rien compris et je pense que c'est pas plus mal...).
Je suis donc sorti - il s'est bien sûre mis à pleuvoir - et j'ai marché en direction de l'auberge de jeunesse censé être la moins chère (merci à Mèmère pour le plan du bled). Au bout d'une bonne heure de marche au milieu de ces odeurs d'égouts, j'arrivais devant... Evidement, c'était fermé... Peu après, de jeunes hommes y sont entrés et je les ai suivi jusqu'au gardien... Quel con celui là ! Il me disait (ou criait) que c'était complet et qu'il fallait que j'aille me faire foutre jusqu'à une heure de l'aprem...
Je reprends donc ma route, enfin je marche vu que j'avais pas vraiment de destination et je m'arrête au premier endroit abrité de la pluie. Il s'agissait de l'entre d'une boutique de téléphonie. Je m'allonge, et m'endors...
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Non mais sinon, ça va !
Article tardif, après le dernier qui n'était pas exactement joyeux... Allez hop on reprend du poil de la bête et on ne se laisse pas abattre !
Donc, oui ça va, je m'en sors, mais je fais bref, petit petit petit article pour dire que je ne laisserai pas mon blog en jachère.
La suite quand j'aurai moins la paresse dans mes doigts !!!
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Hôtesse en crise
Mauvaise passe, je sais, ça arrive à tout le monde, mais lorsque cela vous tombe sur le coin de la gueule, il est parfois difficile de voir le positif dans le négatif.
Hé oui, je me suis mise dedans financiérement, et résultat des courses, la solution la plus adéquate serait que je quitte mon apartement que j'aime tant.
Je ne peux que me blâmer, je ne sais pas sut bien gérer la fin d'année, et mes finances sont au plus mal. Bien sur, pas la peine de compter sur ma boîte pour m'aider et donc je ne peux que compter sur mes proches.
Heureusement pour moi, j'ai encore des solutions, et j'ai trouvé de l'aide auprès de ma famille et de mes amis.
Je vous passe les détails sur ce que ma proprio me dit quand à mon retard de loyer (juste ce mois ci, je sais, ça ne devrait pas être dramatique en soi ) mais du coup, je me dis que retourner chez ma mère sera la solution.
J'y perd un peu de mon indépendance, et de ma liberté de mouvement, mais j'ai la chance d'avoir ma mère pour m'héberger, un toit au dessus de ma tête, ce qui n'est pas rien par les temps qui courent.
Donc oui pour un temps, je devrai faire avec, et m'ajuster... Ah parce que, bonne nouvelle dans tout cela, je me suis trouvée un amoureux, et qui a l'air accroché qui plus est ! Donc vous comprendrez que ne plus avoir de chez moi et moins d'intimité n'est pas la panacée...
Mais on tient l'un à l'autre, et on y arrivera, je ne peux que rester un peu optimiste à ce sujet là , et vogue la galère, si c'est trop dur, hé bien... Mais qui vivra verra.
Moi qui voulais apporter du changement à ma vie en 2010, c'est gagné... Je m'en mord un peu les doigts, et être cigale plus que fourmi, c'est pénible. Je me dis que c'est reculer pour mieux avancer, et j'ai bien survécu à ma rupture, je peux bien survivre à une mauvaise passe financière, et je saurai tirer les leçons de mes erreurs, aussi couteux cela soit il.
Alors imaginez bien que je m'en carre un peu en ce moment des problèmes futiles du boulot, les taxis en retard, les paquets perdus, les gens qui déchargent leur stress sur nous, le froid à l'accueil... Bon je suis quand même bien contente de l'avoir ce job, mais il ne suffit plus, il va falloir allez de l'avant ! Let's moving forward !
La loose ? Ouais... Mais j'espère, et je ferai tout pour m'en remettre... Dure fin d'année... Mais j'avance malgré tout !
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Impitoyable
Hôtesse d'accueil... Un emploi qui semble simple, relax, et qui demande peu d'aptitudes... Mon oeil oui !
Au fil du temps, je me rend bien compte de la difficulté de ce métier, et surtout de ce que j'attend des autres, et surtout des personnes qui travaillent avec moi. J'ai dernièrement parlé des nombreux changements qui ont eu lieu à l'accueil...
Hé bien, ce n'était pas fameux du tout ! Je me suis retrouvée avec une jeune poulette de 21 ans, totalement écervelée, ma pire crainte... De bonne volonté mais ce fut là la seule qualité que j'ai bien put lui trouver...
comment vous décrire et vous faire comprendre au mieux ce qui fut pour moi deux semaines d'enfer... Enfin j'exagère, enfer, c'est un peu grandiloquent, mais disons que c'était plutôt épique... Décrivons le phénomène que j'ai pu observer ces derniers temps :
Jeune, un peu gourde, image même de la jeune fille qui s'intéresse peu à ce qui se passe dans les vrais livres mais a la capacité de discourir pendant plus de trois minutes sur les frasques de Pete Doherty, n'ayant pas le sens de ce qu'est l'argent : acheter un sac à 400 euros ? Ouais pourquoi pas ! Youhou c'est la fête du slip ! Un peu vulgaire, niveau de langue pas possible, incapable d'aligner plus de deux mots en anglais (je précise que la moitié de nos clients parlent anglais ?) ...
Bien sur pipelette comme pas deux, elle m'a raconté très rapidement sa vie, m'expliquant qu'elle venait d'emmènager avec son petit ami, bien sur jaloux, bien sur lui interdissant de sortir (pourquoi on me raconte ça à moi ?), et que venant de quitter le giron maternel, chez qui elle bénéficiait de tout le confort moderne, elle ne pouvait s'imaginer ne pas avoir la même chose dans son nouvel intérieur ! (syndrome du " je veux tout tout de suite sinon je me roule par terre ! ").
Voilà donc notre jeune fille, venant de se lancer dans la vie active, doté d'un petit ami jaloux comme un pou (et moche comme un pou), s'activant telle une petite fourmi laborieuse à la recherche du parfait canapé (de mauvais goût), qui pourrait aller dans son living (froid parce que, chez Maman, il faisait toujours 25°), passant des heures entières l'oreille collée au combiné pour narrer ses incroyables aventures à travers les diverses enseignes d'ameublement, bien sur, oh oui bien sur au détriment du standard, et laissant en plan tout les appels, parce que ben oui, je suis là moi donc, ben je peux bien le faire, c'est mon job après tout !
Bon, je suis injuste elle est un peu jeune, et un peu dinde. Voir beaucoup dinde. Et avoir la vice présidente en ligne, et vous demandant s'il est possible d'apprendre à la nouvelle recrue le langage soutenu, c'est une peu l'angoisse. Disons, pour caricaturer, qu'elle faisait un peu poissonière (pardon à tout mes lecteurs poissonniers)... Enfin... Comment dire, sans vouloir passer pour une sale petite parisienne élitiste et snobinarde... Vous voyez la petite jeune fille à la boulangerie qui vous tend vos miches, en gloussant, et qui est tellement aimable, voir trop, que vous avez envie de la frapper avec une baguette tradition ?
La petite cocotte des romans de Zola quoi... Hé ben, voilà , c'est celle là dont je vous parle, celle qui parle un peu "caillera", tout en essayant de parler correct la france... Elle rêve de rideau, de fausse fourrure devant sa fausse cheminée en stuc, tout en pensant regarder un magazine culturelle lorsqu'elle regarde 100 % Mag (vous admettrez tout de même que ça ne vaut pas Envoyés Spécials !), adulte à peine sortie de l'enfance, à la caboche un peu creuse, mais pleine d'une forme de bon sens, et assez maline pour retomber sur ces pattes...
Donc, cette jeune fille, incapable de gérer les priorités, ne maîtrisant pas la langue anglaise, peu réactive, un peu trop jeune et considérant le standard comme un lieu récréatif où rien n'a de conséquences graves (oui bon en un sens...), bref, cette hôtesse pas si pro, je l'ai fait viré. Enfin j'ai demandé à ce qu'elle parte. Hé oui, je ne pouvais pas continuer à travailler avec une jeune fille, qui il faut bien le dire, était plutôt focalisée sur son nombril.
J'ai presque culpabilisé. Presque, et puis j'ai réalisé que j'avais le droit de travailler dans une ambiance correcte, avec des filles compétentes et pas bêtes et j'ai fait en sorte que cela change. Je deviens exigeante avec le temps, mais j'estime que j'ai le droit, non ? Pour la petite histoire, la jeune fille en question s'est fait virer trois fois en deux mois... Quand même ! Et celle ci n'a même pas l'intelligence de se remettre en question....
Alors oui, impitoyable mais j'exige du bien, du bon, de l'intelligence !
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The walk Dubai 1








































