• Me voilà de retour...

    Blog de canteloupfan :Nicolas Canteloup....et.......moi........, Me voilà de retour...

    Donc me revoilà...je ne sais pas vous mais la plateforme me saoule...je viens de faire un article assez long..j'enregistre le brouillon et quand je le reprend...que la photo et plus le texte...??? Donc je recommence..

    .Alors depuis la dernière fois..je vais bien...je continue le régime et je suis à - 28 kg...encore 11 petits kilos...et je serais de mieux en mieux dans ma peau..déjà je vis bien et je me sens mieux, mes genoux me font plus mal..mais j'ai encore du mal à rester debout trop longtemps..mais j'y arrive..mais surtout je recommence à dévaliser les boutiques, choses que je ne faisais plus du tout..bon, il faut quand même que je me calme...Pour l'instant j'ai ce qu'il me faut...

    Pour le dimanche de Pâques nous avons baptisés mon petit Baptiste..il a eu 1 an le 18 Mars..que le temps passe vite..il ne marche pas encore mais celà risque d'arriver d'ici peu...il a été très sage..pendant la messe de son baptème...et après aussi...il a été beaucoup gâté..et en plus on a eu du soleil..

    Sur la photo c'est Baptiste avec sa maman et son papa..une jolie famille...

    L'an dernier au mois d'avril, Nina ma chatte de 18 ans avait tirer sa révérence..j'ai eu beaucoup de peine et le 3 avril c'est Théa sa fille qui est partie la rejoindre à 14 ans..et là encore beaucoup de chagrin, car Nina deux jours avant avait montrer quelques difficultées...mais pas Thèa...je l'ai appelé le matin pour qu'elle vienne manger un peu de thon..j'ai eu beau l'appeler elle n'est pas venue...donc je l'ai chercher et je l'ai trouvé allongée de tout son long sous mon  lit..je ne sais pas ce qu'il s'est passé...j'ai beaucoup pleuré...car celà a été tellement soudain..qu'encore maintenant je suis triste..elle me manque tant..j'ai encore deux petites chattes de 14 ans..et heureusement..

    Donc voilà mes dernières nouvelles, je remercie Luke pour son gentil commentaire, qui se demander pourquoi je ne faisais pas d'articles..mais celà vient tellement compliquer à poster ici..que j'avais abandonné...

    A plus

    Dominique

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  • La révolution du D750 Nikon

    Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, La révolution du D750 Nikon

    Image source D750 - Tamron 24/70mm  DIVC  traitée DXO pro10 JPEG

    Le boitier Nikon n'est pas à mettre en cause, malgré le reflet découvert par certains photographes qui proclament un peu vite que ce boitier n'est pas "professionnel". 

    http://petapixel.com/2014/12/22/nikon-d750-owners-reporting-dark-band-problem-shows-lens-flares/

    Nikon invite cependant les heureux possesseurs de ce boitier fabuleux à le renvoyer pour révision ; une pastille noire est posée au fond du pas de vis de fixation du boitier lorsque celui ci a été révisé. 
    Une certaine chance me suit car je n'ai pas à ce jour décelé cette anomalie de reflet.
    Le reflet parasite ne vient pas de votre optique mais bien du module autofocus interne au boitier.
    Par contre si la rédaction du "Journal de l'Amazonie" n'a pas été très prolifique ces derniers jours,  c'est en raison des multiples difficultés rencontrées APRES la réalisation des images. Dans le meilleur des cas, on obtient un résultat équivalent à la qualité du boitier... Fabuleux. Mais il faut garder les images en haute définition Nikon, soit NEF, ou Png, ou Tiff. Regarder sur un écran Rétina de Macbook Pro. Notez que les nouveaux logiciels on besoin d'ordinateurs fonctionnant en 64bits. 
    2015 est l'année de la fusion des logiciels. Par exemple les essais de cet article ont été faits avec Lightroom lié à DxO 10.10  . Si la mise en commun des compétences est un point très positif, elle reste malheureusement imparfaite. "Les modifications de DXO ne seront pas apparentes à la lecture dans Lightroom". 
    Alors le travail , au lieu d'être simplifié, devient complexe. C'est pour cela que je pense faire confiance à ViewNX2 pour ma bibliothèque d'images Nikon. Et non Lightroom. 

    Lightroom a inventé aussi un système de correction d'image sur une image réduite, qui sera ensuite transférée à l'image entière. (Quand elle est stockée sur un autre disque) .
    Cela peut être un atout surtout avec nos nouveaux laptops qui deviennent plus chers mais avec moins de mémoire de stockage.
    Pour stocker ses images sur le net, il faut  avoir une bonne ligne web et un bon débit. Essayez donc de charger 32 gigas sur un site de stockage. Déjà que stocker sur un disque annexe relève de l'exploit, alors ... Bref, il faut essayer les nouvelles formules de logiciels de post production. DXO, le plus prestigieux, Lightroom, moderne, Aperture, affilié à Apple, et les logiciels des marques, Iphoto, View NX2, Nikon XD, Picture control utility. Je ne parlerai pas des logiciels qui s'achètent dorénavant par abonnement. Il semble que certains logiciels sont programmés ou pilotés à distance pour devenir obsolète, comme Aperture qui ne veut plus s'ouvrir sur mon Macbook blanc. 
    Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, La révolution du D750 Nikon

    Image développée sous DXO et exportée en mode JPEG réduit, pour tablettes, de 400kb environ. Plusieurs fois exportées en plus de un méga, elle ne voulait pas passer ici. Difficile de savoir pourquoi, si le site de blogorama ne répond jamais aux questions techniques. 

    Mon ami Tenoriu est un artisan naval sur un chantier au bord de l'Amazone. Très ouvert aux  discussions, il est passionné de bateaux. Il connait bien son métier, pratiqué avec son père (photo suivante).

    Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, La révolution du D750 Nikon

    La qualité des images est présente, avec des détails dans les ombres et les clairs, il faut simplement un logiciel assez ergonomique pour bien travailler ces images. Lightroom est peu ergonomique. Je regrette l'ancienne formule de Nikon NX avec la zone préférentielle de travail d'image. (U point) Il faut croire que le progrès est descendant à notre époque et obéit à d'obscurs désirs de profits financiers.
    PS. Après téléchargement de Adobe Photoshop Elements, le programme ne s'ouvre pas sur Macbook Pro Yosemite. Sur le site de la marque  (Facebook) d'autres internautes ont le même problème, même après des tentatives par Chatline. Tout simplement passez à un autre programme qui fonctionne! Testez en premier par la version d'essai 30 jours ! Bonnes images!
    (à suivre)

    DD. 

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  • J'ACCUSE !

    ... Ce site Blogorama de n'en faire qu'à sa tête et donc de profiter des lecteurs et écrivains pour gagner de l'argent sur notre dos sans aucun dialogue. J'accuse Blogourt de ne pas s'adapter à la clientèle spécialisée en image et de ne pas s'adapter aux standards informatiques. J'accuse enfin ce site de mépris total concernant l'information et la vie de Blogorama; le site entier avait disparu il y a un an sans aucun avertissement. J'accuse l'équipe de Blogorama de ne jamais répondre aux questions techniques et difficultés rencontrées. 
    Une seule solution, la migration. Vers charlie?

    DD. 

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  • Un Nikon D750 en Amazonie !

    Blog de domguyanais :JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, Un Nikon D750 en Amazonie !

    Oui, de nouveau, c'est peut être le premier Nikon D750 (après mon D7000) passant en Amazonie, exception faite encore une fois si un riche touriste possède le même , et a embarqué sur ces navires qui passent lentement au large de Macapa, ne descendant plus qu'aux quais les plus surs, il n'en reste guère, les "ponte" ne sont entretenus qu'au gré des bonnes volontés politiques qui ont bien d'autres chats à fouetter au Brésil, en rapport au scandale de Pétrobras qui touche jusqu'aux sommets du pouvoir. 

    Je n'ai pas encore bien compris le rôle de ces vidéos sur le net qui mettent en scène la sortie de la boite de tel ou tel bijou technologique et photographique, on devrait même dire vidéographique puisque tout appareil photo se transforme de nos jours en caméra vidéo, sauf pour ceux qui sont entrés en résistance et pratiquent encore le film argentique…

    Ce qui manque le plus en Amazonie, c'est l'eau, (potable à la maison) dit la formule humoristique de notre chauffeur de taxi habituel à Santana, le port de Macapa. C'est résumer la situation politique qui fait qu'ici au Brésil, le service public ne compte pas, alors que le pouvoir en place est d'inspiration communiste. Le communisme des Poutine, Lulla, et Rousseff n'est visiblement plus le même que celui de Staline ou Marchais. 

    Revenons à notre D 750 Nikon en Amazonie. La sortie de boite pour moi n'est pas un geste sacré, il faut seulement penser à garder cette boite au cas où je devrais renvoyer le bijou pour un défaut très improbable… «Tu pourrais revendre la boite au moins 10 €» dis je à mon ami Claude qui m'a gentiment servi de boite postale… Effectivement, avec l'apparition des petites annonces en nombre sur "leboncoin", il est des capricieux qui revendent les boites pour les inconscients qui veulent revendre leur matériel dans les conditions du neuf… En général, après l'ouverture, le bijou est sorti, commenté, toujours par les mêmes vidéastes, pris en main…Effectivement la prise en main est plus sûre que sur les précédents modèles comme D800, ou D7000. Il est probable que la critique suivante n'a pas échappé à Nikon: lorsque l'on prend le boitier dans un sac, en position de plongée donc, par la poignée dédiée à cet effet, il arrive souvent que le compartiment des cartes mémoire s'ouvre, rendant cette opération dangereuse pour la suite. Ce n'est plus le cas avec le D750. Les bavardages du vidéaste vont ensuite nous demander si le D750 est bien le boitier faisant succession au D700. Chipotons un peu, pourquoi ne l'avoir pas appelé D710 ? Je répondrai, pour faire un compte rond ? Bref, au delà de cette plaisanterie, il s'agit de faire des images maintenant. Ce boitier semble être le parfait chainon manquant non pas entre un D700 et un D760 mais entre le débutant en photographie qui aurait commencé avec un bon boitier comme le D7000 et passerait au plein format sans être perdu par les nouveaux réglages. Le D750 serait donc un appareil pédagogique, touchant un public large, du débutant au professionnel. Il faut dire que l'on trouve de tout comme public à ces bijoux de technologie. La dernière erreur d'un photographe avec qui nous essayions de monter un concours photo, fut de dire que ceux qui utilisaient un grand angle seraient avantagés parce qu'ils utilisaient un capteur plus grand avec plus de pixels… Pardonnons cette vision floue de la mécanique photographique numérique, du fait que ces machines sont vraiment devenues des ordinateurs dont la maitrise demande de faire des choix d'itinéraires, voire de tout débrayer pour revenir à des réglages manuels plus directs. Par exemple le D750 fait de lui même une reconnaissance de visages, non pas pour espionner vos amis et les reconnaitre par  leur nom sur l'écran, mais pour faire la mise au point sur les yeux. Il suffit de trouver le bon réglage, que je cherche encore et qui doit surtout apparaitre en prise vidéo. Il semble que cette fonction s'active avec l'autofocus en position automatique ou continu. J'attends de voir le résultat lors de reportages, et mon amie, fatiguée de poser pour que je puisse vérifier cette fonction, me dit, "essaye donc avec le chat maintenant ! " Pourquoi ne pas activer un pictogramme bien lisible qui indiquerait la mise en route de cette fonction «reconnaissance de visages» comme nous avions passé un temps le programme «anti-yeux-rouges»!

    La recherche en qualité d'image suit la mode actuelle, qui est d'améliorer la prise de vue lors des basses lumières, le système global de Nikon a pris ainsi la direction d'un développement commercial du plein format, plus propice à la réception des photons en basse lumière. 

    L'explication se trouve aussi dans le développement des smartphones qui veulent faire croire qu'ils deviennent des réflex en plus d'un ordinateur de poche. C'est totalement faux, et un smartphone est incapable de photographier avec qualité un spectacle avec de faibles lumières; les grains apparaissent très vite, ou sont fondus par des logiciels trop complaisants. Aussi Nikon a pris la bonne direction d'ouvrir en grand ses objectifs ( 20 m F/1.8) ou de les doter de stabilisation (attention, Tamron vient de sortir un superbe 24-70 F/2.8 stabilisé, et Nikon est en reste sur ce point) et de doter ses capteurs du grand format, auquel s'ajoute un processeur performant pour les basses lumières: qui aurait pensé avec un film argentique arriver à 12800 ISO? (on disait ASA auparavant en numérique) Le D750 peut le faire et l'on obtient de belles images, même un peu surexposées parfois. Ce sera le seul reproche que je ferai à ce boitier, il supporte encore mal les contrastes et reste calé pour les ombres ce qui grille totalement les parties un peu trop claires. Pourtant en argentique, on disait bien qu'il faut toujours exposer pour la robe blanche de la mariée et que le costume sombre du marié supportera un peu trop d'ombre. Il fera des merveilles par contre en lumière grise, ce qui arrive souvent sous les latitudes hautes. Pour les régions tropicales il faudra sans doute assez souvent corriger l'exposition de 1/3 de diaphragme ou 1/2 en moins. 

    Attention pour les Canonistes, la presse dit que la marque a pris le chemin opposé de Nikon, en développant son département de demi format APSC, ce que je n'ai pas vérifié; on ne peut pas tout faire. 

    Le Nikon D750 fait aussi comme le dit la publicité, une rapide mise au point, encore faut il choisir sur quoi il est important de faire le point, et l'appareil ne choisit pas encore le sujet préféré. Aussi la touche de blocage de mise au point est elle importante, ou bien il faut débrayer cette mise au point pour ceux qui ont déjà beaucoup travaillé à l'époque ou l'autofocus n'existait pas, et réalisaient la mise au point à la main. Ces automatismes ont oublié qu'un boitier avait offert en son temps le suivi oculaire pour la mise au point et il suffisait de déclencher en suivant le sujet (Minolta?)… Mais notre époque a renoncé à placer l'oeil dans un viseur réflex, et les manipulations de smartphone privilégient la visée sur écran, annonçant le pire, le choix de la mise au point digitale sur l'écran. Un choix programmé supplémentaire serait une bonne chose, l'oeil ou le doigt.

    En tous cas le programme de mise au point que je préfère est la position continue afin de suivre le sujet central, et une mesure centrale que je décale ou bien que je bloque temporairement pour recadrer mon image. 

    J’ai pu remarquer qu’avec le Tamron DI VC 24/70 F/2.8 la mise au point se cherche parfois, et mon hypothèse serait que dans l’ambiance tropicale le soleil trop lumineux gêne un peu la mise au point car en ambiance sombre, le phénomène de «patinage» de mise au point est rare. En tous cas cet objectif est excellent si l’on maitrise bien la mise au point, aussi bon qu’un 50mm, la référence ...

    Il faut aussi bien surveiller le pare soleil sur l’objectif qui peut être en mauvaise position et créer alors du fort vignetage dans les angles, si ce n’est une ombre. Attention les flash intégrés ne sont jamais assez éloignés du boitier pour éviter l’ombre du pare-soleil de votre zoom si vous l’avez laissé en place, ou le zoom lui même. A quand un flash téléscopique pour cette situation? Les manipulations du pare soleil indispensable pour éviter les reflets des lumières latérales demandent une vigilance lors de la sortie du boitier du sac photo. Les utilisateurs de l’ancien 15mm nikon connaissent les aléas de ces reflets latéraux dus à la courbure proéminente de la lentille frontale, qui est recouverte pour les modèles actuels d’une couche anti reflet efficace. 

    Si on laisse en place ce pare soleil sur l’objectif dans le sac photo on évitera des erreurs mais il faut un peu plus de place ... 

     Le bruit du déclenchement de l’obturateur du D750 a été réduit selon les divers essais réalisés, et cela semble être une qualité à l'époque où les beaux parleurs ne font absolument plus attention aux déclenchements intempestifs de sonneries de portable les plus diverses et exaspérantes annonçant un discours intime partagé par tous les voisins. Jusqu'au jour où nous n'aurons plus de miroir à relever pour photographier ou viser, un écran de visée s'ajoutant  à celui de l'arrière de l'appareil. On gagnera encore des centièmes précieux pour la mise au point. 

    On pourrait enfin faire croire que l’écran orientable est un gain de confort photographique énorme, sauf qu’il arrive trop tard pour moi, ayant besoin des lentilles additionnelles sur mes yeux pour distinguer tout ce qui se passe sur un écran à 50cm de mon visage! Je n’utilise pas le viseur avec mes lunettes de vue!

    Pour la discrétion photographique il sera agréable de pouvoir photographier avec l’écran relevé à 90° et user de la stratégie des Rolleiflex de l’époque de Vivian Maier !  

    L'utilisateur d'un D7000 ne sera pas perdu et passera  au grand format, l'exposition HDR,  à une meilleure ergonomie, pour 100g de plus. 

    En Amazonie plus qu’ailleurs il est recommandé de prendre au moins deux clichés de la même scène, car il m’est arrivé d’avoir la désagréable surprise de voir une tache sur l’image correspondant à un insecte qui passe lors du déclenchement. C’est pour cela que mon déclencheur est toujours réglé sur continu lent. (2 images/s)

    La seule vrai mauvaise surprise serait du côté de la post-production, le D750 et son NEF n'accepte pas les ordinateurs d'ancienne génération, en 32 bits, et votre Macbook blanc ne pourra traiter que les images en JPEG; dommage pour un tel boitier, il vous faut donc passer au Macbook pro dernière génération,en 64 bits, sans oublier d'actualiser votre DXO et de passer au logiciel Nikon NXD, pour ce nouveau boitier. Comme Nikon a prévu les voyages au bout du Monde , vous pourrez retraiter les images NEF par le boitier lui même en JPEG et les envoyer par Wifi, si vous avez une connection ce qui est improbable en Amazonie... 
    DD. 

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  • NOEL en Amazonie.

    Blog de domguyanais :JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, NOEL en Amazonie.

     

     Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, NOEL en Amazonie.

    Paris Orly, lundi.

     

    De retour vers le Brésil, en passant par Cayenne, la porte la plus proche de l'Amapa, de la coupure de l'équateur dans la chair verte de l'Amazonie. Ce n'est pas la seule coupe dans cet enfer vert, enfer des peuples indigènes dont l'espace nourricier est découpé par les affres du modernisme, barrages hydro-électriques, routes d'exploitation, et les protestations internationales de Raoni n'ont fait pas plus de bruit que les ailes du papillon Morpho bleu de Guyane. 

    Vol Air Caraibes de 13H. Quatre longues files d'attente, des contrôles de passeports, un affichage se moque du client, "une minute d'attente" et les derniers voyageurs arrivent avec 40 min de retard. L'époque du "selfish" s'en fout. La consommation l'exige, la détaxe fait fureur, et du coin de l'oeil, j'ai pu admirer la situation comique suivante: Le bagage à main est surveillé, pesé, "un seul par voyageur" mais une femme voilée s'est offert des courses de type supermarché dans les boutiques détaxées. Un plein caddie pour passer la porte d'accès à l'avion. L'expression horrifiée de l'hôtesse de bord, très savoureuse. Je laisse la situation gag et monte dans mon avion. Le hasard me fait rencontrer un ami Hmong que je n'ai pas vu depuis deux ans et demi; embrassade, nous aurions voulu ce moment nous n'y serions pas arrivés. 

    Nous nous retrouvons donc au moment propice, celui d'après le repas, lorsque les hôtesses laissent quelques bouteilles à disposition des voyageurs, à siroter un verre d'eau vaguement pétillante. Je ne peux m'empêcher de penser à B.Lama et son eau minérale de Guyane, "Dilo", qui est encore en situation précaire, puisqu'un des propriétaires du terrain lui demande quelques millions. La Guyane vit des conflits de traitrise. Nous avons des conflits à l'identique pour la grotte Chauvet en Ardèche qui s'est découvert de nouveaux "inventeurs" lors des distributions de pensions.

    Deux passagers visiblement habitants de notre destination arrivent d'un air dégagé. L'un sort la main de la poche pour la plonger dans la boite de papillotes en chocolat et la replonger dans la poche d'origine, débordante de provision. Sa compagne visiblement pas en reste emboite le pas, de la même poignée. Nous sommes trop occupés à notre amitié pour réagir.
    Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, NOEL en Amazonie.
    Cayenne, lundi soir. 

    Je retrouve une autre amie artiste peintre au bar des Palmistes, Cayenne. Impressions de malaise, la Guyane s'enfonce, la peinture aide à survivre mentalement. Comment surnager dans ce tsunami de pseudo libéralisme? Le mouvement indépendantiste guyanais est encore à l’oeuvre, les salaires des prêtres ont été bloqués depuis quelques mois, et le chantier du musée des cultures guyanaises n’a rénové que le bastion de l’entrée.

    La forêt qui entourait la place et le bar des Amandiers a disparu… La légende est bien réelle, lors de mon passage en 2006, c'était comme ça. Un cap de bonne espérance. La forêt avait poussé pour entourer ce cap d'une végétation solide. Mais 7 ou 8 ans plus tard, la forêt «vert Suski» (un autre peintre aventurier local) a sombré dans les flots. Comme le disent les habitants du bord de l'océan. Il y a des cycles. 

    Départ pour Saint Georges, à la frontière brésilienne. Le chauffeur parle un créole métissé de portugais assez cocasse. On fait les courses avant le départ définitif. La Guyane prend les mauvaises habitudes brésiliennes. Les transports ici ne sont pas parallèles, et le mélange de colis avec les passagers est la règle. Encore plus étrange, nous changeons de bus au milieu du parcours. Celui de Saint Georges retourne à Saint Georges et celui de Cayenne retourne à Cayenne. La raison n'est pas avouée, probablement pour le confort des chauffeurs, ou bien pour une raison de licence.
    Brésil Mardi, et les jours suivants.
    Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, NOEL en Amazonie.  

    Pousada Central. Un vieil hôtel tenu par un vieil homme qui tient bon la barre. «Hisse et hô», Pois é... 

    Les jeunes brésiliennes semblent peu portées sur le travail intense, mais plutôt sur le bavardage propice aux rencontres. Sait on jamais , le Prince charmant est peut être dans la chambre louée pour la nuit? Je n'avais jamais vu la Casa de Força (groupe électrogène) en marche. Je me serai bien rattrapé! 

    La BR156 , le seul lien routier avec l'Europe, se terminant par le Pont de l'Inutile,à Oyapoque, n'est pas terminée, et le pont en bois le plus long du parcours et peut être même du Brésil, à Cassiporé est toujours à moitié détruit par les passages de camions de ravitaillement. 

    Ainsi la provision de gazoline pour les générateurs d'Oyapoque est elle bloquée en route. Des coupures d'électricité nous ramènent  à un passé récent ou le téléphone n'existait pas et où le coiffeur coupait au ciseau et rasoir. Justement c'est un "ancien" qui me coupe les cheveux et la moustache pour 25 réais (8€)

    Les antennes téléphoniques posées par mon ami feu Gérard Hoffner sont déjà saturées et plus personne ne se préoccupe d'actualiser ou d'amplifier le réseau. Un téléphone à carte bancaire est disponible chez Modestine, le restaurant français de Saint Georges qui est en train de damer le pion à la chakara do Rona, l'auberge hôtel du bord de l'Oyapock où l’on peut se baigner à partir d’une vraie plage, seul privilège désormais. Les menus sont identiques depuis des années, et malheureusement ils arrivent à se tromper dans les plats et servir des crevettes en sauce blanche en lieu de sauce coco.  

    Deux brésiliennes bien en chair sont littéralement vautrées dans les fauteuils devant la télé, regardant non pas le grand écran, mais les petits de leur smartphone. Leurs petites filles ont décidé de ne pas prendre le même chemin et courent partout, avec parfois une pause sur leur couverture-maison. 

    Le miel d'Amazonie est vendu avec des morceaux de cire d'abeille. Impossible d'appeler un taxi pour le retour et nous partons à pieds, sous une ombrelle "garda chuva" qui donne aux femmes d'ici des allures de chinoises délicates.

    La corruption politique serait responsable de ces situations anarchiques, mais le peuple d'Amapa, qui a voté dernièrement pour la Présidente sortante Dilma Rousseff, a choisi W.Goes, le corrompu et corrupteur, qui a arrosé copieusement les électeurs avec tout l'argent dérobé lors de son passage au pouvoir. Résultat, le double des voix de son adversaire Camilo Capiberibe, qui pourtant avait fait du bon travail "solidaire" . Finalement la corruption politique s'appuie sur la corruption du peuple. Le choix ici, de désenclavement, passe par l'achat de monstrueux 4X4 qui bientôt ne seront plus utiles, lorsque l'asphalte sera passé à travers la forêt amazonienne. 

    Les rues d'Oyapoque sont déjà asphaltées, et l'on reproche à Camilo de n'avoir pas terminé la rénovation de la place des loisirs. 

    Alors les commerçants brésiliens s'adaptent, comme toujours, en plantant leur boutique ambulante au gré des vents mais aussi des alliances. Mon vendeur de soupe préféré, "sabor natural" a laissé l'exploitation de la soupe à une femme énorme et a continué son chemin près du stand de foire où l'on tire sur des lots à gagner. Il vend désormais le manisobe, plat local à base de manioc et de viande bouillis.

    Cette nuit, j'ai rêvé que j'arrivais à voler, avec un peu d'effort mais je visitais la France vue du ciel. (Et non la France d’en haut) Il n'était pas encombré de fils ou lignes électriques, et ce doit être  le signe d’une libération spirituelle. Avant, quand je volais en rêve, le ciel était encombré de lignes électriques formant autant d’obstacles. Les meilleurs moments sont finalement ceux là, avec mes petits films culturels sur la photographie, édités par le Centre Pompidou. 

    Avant de replonger dans une affaire pas claire de production d'énergie par la bio-masse à Saint Georges. L’écologie serait donc minée par la corruption, dans ces départements lointains de France, où les communications passent très mal, entravant ainsi les possibilités de contrôle fiscal. Je n’ai vu que le personnel du Conseil Régional de la Loire dans ces parages mais aucun député européen. 

    Le voyage entre Oyapoque et Macapa, la ville capitale de l’Amapa, passe par la forêt amazonienne, la BR156 piste probable défensive du poste avancé militaire de l’Oyapock. Cette région était française fut un temps et le lieu de rêves inaccessibles, comme la République de Counani. Un arbitre suisse a décidé de rendre ces terres au Brésil. De rares noms français en sont les vestiges le long de la piste, comme le village de Carnot. Notre rendez vous avec une amie brésilienne de Cayenne semble raté, les coups de téléphone aboutissent soit dans le vide soit à un décrochage sans parole. 

     

    Elles n’apparaissent pas, comme dans le «Désert des Tartares» de Buzzati, et nous allons payer le passage plus cher en cette veille de Noël,  le change passe en un jour de 3,05 à 2,95. Jeu local de change au bord du fleuve.  Lors des retraits bancaires,  la transaction avoisine 3 réais pour un euro en ce moment, signe que les regards du Monde sur le Brésil restent dubitatifs et n’envisagent pas d’avenir radieux avec toute la corruption politique qui mine le gouvernement de Dilma Rousseff. 

    Notre «motoriste» décide donc de nous prendre 250 réais pour ces 650 km de voyage vers Macapa. Le prix reste le même qu’il y a quelques années, environ 80 € et avec 4 passagers on se demande comment il peut gagner sa vie, sachant que l’entretien d’un 4X4 Toyota coûte le même prix qu’en Europe. 

    Sa phrase quand il nous dépose résume sa situation, «c’est trop loin» ; les précédents chauffeurs ne s’étaient jamais plaint de 16 km en plus entre Santana et Macapa, surtout étant payé 100 réais de plus que le prix habituel, hors congés de Noël. 

    Il faut dire que nous avons attendu plus d’une heure à l’entrée du pont de Cassiporé de nouveau en réfection, et lors de ces mouvements de fin d’année, un voyageur me lance «n’hésite pas à critiquer ça dans ton article sur le net !»

    A l’arrivée, au bord de l’Amazone, Beth me signale que l’eau n’est plus guère potable, et qu’une bombe à eau trône sur l’évier destiné désormais au lavage. 

    Un signe supplémentaire de corruption et léthargie politique de l’Amapa, un pays où pourtant l’eau de l’Amazone est exploitée mais très mal distribuée faute de plan d’urbanisme rigoureux et surtout de service public à la hauteur. C’est la blague favorite de notre chauffeur de taxi « Ce qui manque le plus en Amazonie, c’est l’eau potable!»

     Noël arrive à grands pas de traineau. Je trouve Beth bien agitée ce matin! Elle préparait sans que je le sache le «jour des voisins». Un café à la brésilienne sera sa participation. C’est un buffet froid mais avec du café chaud, le tout servi en abondance. C’est toujours mieux d’offrir un café du matin, ainsi personne n’ose demander des bières et chacun repart d’un bon pied. 

    Encore un pas et c’est la veillée de Noël. «Oui, Beth a apporté ses seins à cuire !» Ce serait la traduction littérale de la phrase de  l’amie de Beth chez qui je suis passé m’informer. Revenant d’une séance Internet où je n’ai pas pu accéder à ma boite mail, du fait des lenteurs probablement voulues par les autorités locales, puisque maintenant un fil amenant le flux du réseau de Guyane traverse l’Amazonie entre Saint Georges et Macapa. L’orpaillage  serait il la raison de cette interruption, ou bien une paresse gigantesque, mais de qui? Donc la «poitrine de Beth» est en train de cuire... A vrai dire, c’est une dinde en bonne chair, cuisant dans les fours à pizza. Séquence suivante, «vous avez la révélation?» Voici qu’un jeune couple me pose une question embarrassante en portugais alors que je mitraille la place centrale de Santana, pour montrer que mon nouveau D750 fait des merveilles en ambiance nocturne. Je comprends que dans le langage local, cela veut dire, «vous pouvez nous tirer le portrait sur papier, à l’ancienne?» J’explique que non, je suis de passage et comme Internet est très lent ici, je ne peux qu’envoyer la photo sur une boite mail, et je devrai moi-même retourner en Guyane pour envoyer mes images et faire cet article. D’autres jeunes me posent la même question; décidément, personne ne veut faire fortune ici avec la photographie? C’est seulement du fait que le matériel photo est lourdement taxé ici au Brésil, environ 80% et aucun photographe ne peut amortir son investissement en réalisant les images d’un soir. Triste situation, qui bloque un peu plus la diffusion de la démocratie par l’image. 

    Les enfants n’ont même pas la joie des papillotes sous le sapin, au Brésil on va à l’église mais on reste très frugal sur les cadeaux.

    Que faire en ce jour béni de Noël? Partir pour le recanto do Aldeia, une plage propre sur l’Amazone. 

    Ambiance de plage, baignade malgré l’eau limoneuse. L’antique bar au bord du fleuve a été déplacé suite aux montées des eaux. Il faut savoir que l’Amazone jusqu’à Manaus est un océan avec ses marées. 

    Le port de Santana est en pleine réfection. Il n’est pas difficile de trouver une lanche, et même disons une barque métallique rapide. En 15 minutes nous sommes arrivés. Mais impossible de prendre le temps de faire des images. Avec les lanches en bois au moins nous avions le temps de voir. Vivre le fleuve. Et je ne parle pas de l’époque des bateaux à voile qui naviguaient depuis l'Atlantique. Là, c’était le vent qui rythmait les mouvements sur le fleuve océan. Les navigateurs devaient connaitre toutes les respirations de l’Amazone. 

    A l’arrivée, un fazendero vient nous accueillir pour vendre ses boissons; plus chères que partout bien sûr, il faut payer le transport et certainement aussi la patience des salariés du bar. 

    Finalement, il n’y a que pour la distribution de la bière que cette partie du Brésil est bien organisée, dis je en souriant. ( L’eau n’arrive pas dans toutes les maisons, ne parlons pas d’Internet qui est instable malgré le cable tiré depuis Cayenne, pas de paracétamol dans les pharmacies, le théatre tout neuf de Santana n’a jamais accueilli de troupe de comédiens ni de musiciens, mais par contre les églises fleurissent à chaque coin de rue) .

    Noël est passé, le temps d’une messe, et voici le tournant de l’année comme on dit ici. Ce n’est pas pour rien que les télé-novelas brésiliennes font le tour du Monde ; Globo, la chaine nationale abreuve le peuple de ces comédies d’opérette où les conflits de personnes sont multiples. A tel point que le film de la soirée quand il existe, passe à 11h du soir, après ces «épisodes». 

    Bravo pour la défense de la qualité culturelle! En fin d’année on peut également assister à tous les hommages annuels aux artistes de ces feuilletons. Le Brésil aurait il quelque chose à cacher derrière cet opium du peuple? Le journal d’information donne la part principale aux événements météorologiques et aux crimes et accidents innombrables sur un territoire aussi grand. Pas d’analyse politique, économique... Globo est au service du pouvoir et les présentateurs sont honorés également en fin d’année. Toujours en avance d’un temps sur l’avenir, on présente déjà le Carnaval et la Samba, référence inébranlable sur tout le territoire.  
    Blog de domguyanais : JOURNAL DE L'AMAZONIE EN EVOLUTION, NOEL en Amazonie.  

    Retour à Oyapoque; c’est devenu un stress récurrent que de choisir un taxi à la Rodoviare de Macapa. Il y a les rabatteurs qui prennent leur commission sur le voyage. Si l’on prend le bus les horaires sont respectés mais il y a un départ par jour, le soir en général. Les taxis attendent le client, pour 150 réais cette fois. Mais du fait que je demande à garder mon sac photo avec moi, le chauffeur (Fernando) prend le prétexte que je vais «abîmer» son taxi avec ce sac devant moi; il voulait probablement une augmentation... Nous choisissons un autre chauffeur (Fabian) qui est un étudiant en médecine et rentre chez lui avec un véhicule. Cela permet d’avoir une meilleure conversation qu’avec ces «bichous» (bêtes en portugais) et d’échanger de nombreuses informations scientifiques et sociales. 

    Pour terminer, un hommage à Cabu, Charb, Wolinski , et leurs camarades,  morts au combat. Bêtement comme le journal, mais avec des circonstances atténuantes, on se balade maintenant avec des Kalachs en France comme si c’était un appareil photo... 
    DD. 

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