• Retrouvez maintenant le Film du jour sur over-blog

    Blog de lefilmdujour :Le Film du jour, Retrouvez maintenant le Film du jour sur over-blog

    RETROUVEZ DESORMAIS

    - le Film du jour

    - les énigmes du Film du jour

    - les critiques de Sal Obscur, Lenny Barre, Jean Aymar de Thou, Crazy Bug et Anna le Gésic

    - Les pépées du jour

    - Les bogoss du jour

    - La rubrique Ciné glouglou

    sur lefilmdujour.over-blog.com

    Retrouvez par ailleurs les articles écrits à l'occasion de disparitions de personnalités du cinéma sur clapsdefin.over-blog.com

    Bonne lecture !

    0 commentaire(s) | ajouter un commentaire
  • Films vus récemment

    Blog de cineleo : CINELEO, Films vus récemment



    Road to nowhere

    C'est une "leçon de cinéma" - mais l'expression n'est pas uniquement à prendre dans son sens le plus flatteur. Hellmann nous donne un cours, en plusieurs parties: qu'est-ce que cela implique de faire un film pour ceux qui l'écrivent, le réalisent et le jouent, qu'est-ce que l'on donne de sa vie dans son oeuvre et de son oeuvre dans sa vie, qu'est-ce que l'on gagne à créer, quelles plumes on y laisse. Il agrémente son cours magistral de citations verbales et filmiques, et met en pratique sa théorie à travers sa mise en scène. La leçon est un peu confuse et poseuse, comme ces discours interminables de profs passionnés et cultivés qui se noient à loisir dans des flots de digressions et d'anecdotes, en partie pour étaler leur science, oubliant de structurer et d'aller à l'essentiel. Cela reste malgré tout un film possédant d'évidentes et grandes qualités: des personnages qui tiennent la route, des acteurs qui nous y font totalement croire, et donc surtout derrière la caméra, on y revient, un artiste qui aime le cinéma, en parler, en faire, en inventer des idées puissantes et jamais vues, comme entre autres ces dix premières minutes ahurissantes et ce dernier plan, qui valent presque à eux seuls le déplacement. J'espère que Macadam a deux voies est une illustration concrète de tout ce qui est développé un peu abstraitement ici, je ne devrais pas tarder à vérifier.




    Blog de cineleo : CINELEO, Films vus récemment


    Ordet

    C'est un film qui m'a donné le sentiment pas très agréable de me flanquer un coup de poignard dans le dos, parce qu'alors que j'étais vraiment prêt à l'aimer, voire à beaucoup l'aimer, voire à beaucoup beaucoup l'aimer, il m'a, à ma grande stupéfaction, dévoilé, à la toute fin, son vrai visage, totalement indéfendable, puisqu'en gros, ce que nous dit Dreyer ici, c'est que ceux qui ne croient pas en Jésus peuvent crever, et que seuls les autres seront sauvés. Et qu'il le dit avec insistance, en prenant bien soin de gommer définitivement toute une ambiguïté installée pendant deux heures - la dimension chrétienne de l'oeuvre était jusqu'alors évidente, mais sa dimension extrémiste très bien dissimulée. Bon... Après oui, c'est superbement filmé, mené, narré, monté, tout ce qu'on veut. Mais si c'est pour dire ce genre de choses, en ce qui me concerne, non merci. C'est d'autant plus dommage qu'en enlevant ce final, le film fonctionnait quand même, on tenait vraiment une très belle méditation religieuse, emplie de foi mais en ouverture, évitant tout prosélytisme bêta. Une seule scène (de plus très dispensable, c'est ça le pire) suffit à faire basculer l'ensemble du mauvais côté.




    Blog de cineleo : CINELEO, Films vus récemment


    L'ami américain


    Peut-être bien ce que j'ai vu de plus convaincant jusqu'à présent d'un cinéaste que j'ai toujours pensé aussi doué en tant que filmeur que médiocre conteur. Il sait montrer l'errance, la perte d'identité, le fait de se retrouver étranger à soi-même, mais il ne sait pas vraiment bâtir une histoire à partir de cela. Ce n'est pas un problème en soi, mais ça en devient un quand on sent que malgré tout, l'intention est là. Ce film, sur sa base de thriller, est très Wendersien: la mise en scène accompagne formidablement la transformation d'un type ordinaire en tueur, qui ne sait même plus à la fin ce qui le motive à tuer, s'il souhaite par ce biais aider ses proches ou si le germe du mal à définitivement pris racine en lui. Plusieurs scènes sont formidables, mélangeant suspense et vertige de voir en soi-même une autre personne, un inconnu. Le souci est donc que le film veut aussi raconter quelque chose, et qu'il ne le fait pas de manière convaincante. On ne comprend pas qui joue quel rôle dans cette histoire, on ne comprend pas pourquoi ce type se fait manipuler aussi facilement, on ne comprend pas la dernière demi-heure, qui paraît expédiée... Wenders est avant tout un cinéaste d'ambiance, et d'ailleurs dès qu'il fait un pur "film à scénario", c'est la cata (Don't come knocking, Rendez-vous à Palerme) . L'ami américain, flirtant avec les deux genres, n'est donc pas encore le film de la réconciliation définitive avec lui, mais content quand même de l'avoir vu.




    Blog de cineleo : CINELEO, Films vus récemment


    Tomboy

    On pourrait y voir un enième film français au féminin sur le passage à l'âge adulte, on aurait peut-être pas complètement tort mais surtout pas complètement raison. Tout d'abord, le personnage n'est pas encore dans l'adolescence, mais à ce moment où les choses n'ont pas encore basculé, où l'on a toujours les deux pieds dans l'enfance mais que l'on s'apprête à en tendre un vers autre chose, sans le savoir vraiment. Céline Sciamma capte totalement ces instants où, sans qu'on le réalise, se façonne petit à petit notre vision du monde et notre positionnement. Ensuite, c'est aussi et surtout un film magnifique sur la honte et l'inhibition, sur tout ce que l'on croit devoir cacher au regard de l'autre, le double jeu douloureux auquel invite un jeu social qui nécessite de trouver le juste équilibre entre sincérité et tension vers l'autre, mais aussi préservation de son intimité et de son jardin secret - c'est un film sur tout ce que l'on imagine devoir protéger en soi, à raison ou non. J'avais beaucoup aimé Naissance des pieuvres à sa sortie avant de le réévaluer un peu à la baisse, celui-ci confirme totalement les promesses du premier, et me rappelle au passage pourquoi je l'avais tant aimé - il y a chez cette réalisatrice un talent à distiller une sensibilité, une complexité et une vérité dans les figures les plus simples que je trouve vraiment très rare.







    Le pigeon

    J'en gardais un souvenir de comédie italienne un peu bruyante et poussiéreuse mais c'est, à tous les niveaux (écriture, photographie, cadrage, montage, direction d'acteurs, rythme, efficacité...) absolument génial.


    8 commentaire(s) | ajouter un commentaire
  • La solitude des nombres premiers

    Blog de cineleo : CINELEO, La solitude des nombres premiers


    Bon, j’aime assez peu.
    C’est un film qui m’apparaît constamment en recherche – d’effets, de virtuosité, de tension, de justification, d’explications psychologiques. Je vois beaucoup de volonté et d’effort, mais trop peu d’évidence. C’est quelque part à mes yeux l’exact opposé de Tomboy. Là où le Sciamma aborde avec une limpidité absolue des thèmes extrêmement profonds, celui-là, avec sa structure de puzzle et ses brouillards narratifs (l’évolution physique des personnages dans le temps, c’est juste absolument n’importe quoi), me paraît vouloir opacifier une histoire assez basique de rencontre entre deux solitudes.
    Voilà, c’est pas non plus insupportable, y a des choses qui fonctionnent, quelques séquences efficaces, sur le papier l’histoire était vraiment pour moi et aurait pu me bouleverser mise en scène par quelqu’un d’autre, mais là, je trouve ça vraiment mineur, et très symptomatique d’un cinéma italien en totale crise d’identité, aussi incapable de faire table rase du passé (ces références au giallo, au-delà de la coquetterie en forme de clin d’œil pour initiés, ça apporte vraiment quelque chose ?...) que de s’ouvrir intelligemment à l’avenir (cette mode de déstructurer la chronologie et le montage pour mieux incarner le chaos intérieur, ça devient tellement éculé, franchement…)
    Ce que je sauve, malgré tout : l’utilisation de la musique, formidable ; la jeune comédienne assez épatante qui joue Alice adolescente; et le dernier quart d’heure du film, où enfin, j’ai eu le sentiment qu’il cessait de vouloir passer en force, et qu’il commençait à un peu s’abandonner.

     

    45 commentaire(s) | ajouter un commentaire
  • Gizmo-Inc

    Blog de beatkiyoshi :L'Antre de la Comédie, Gizmo-Inc

     

    Gizmo-Inc est un site ayant ouvert ses portes il y a déjà quelques mois, et dans lequel chacun de ses oufs malades de rédacteur (dont votre serviteur fait parti) écrit sur ce qu'il aime, et uniquement ce qu'il aime, que ce soit en ciné, en zique, en littérature ou en BD.

    Déjà rempli d'articles foutrement pertinents et intéressants, le site lance aujourd'hui une nouvelle rubrique visant à faire découvrir quelques petites perles rares, méconnues ou oubliées. Cela commence par une comédie, et pas la moindre puisqu'il s'agit d'Idiocracy. D'autres suivront, et vous pouvez d'ores et déjà vous attendre à quelques autres films ou séries du même genre.

    Vous pouvez donc cliquer sur la bannière ci-dessous si le coeur vous en dit, et pourquoi pas vous inscrire sur le forum du site, où nous vous accueillerons bien chaleureusement, cela va sans dire.

    A bientôt, sur Gizmo-Inc ou ici-même !

     

    Gizmo-Inc - Idiocracy

    44 commentaire(s) | ajouter un commentaire
  • NIGHTFALL

    A la tombée d'ennuis

    Réalisateur : Jacques TOURNEUR

    Scénariste : Stirling Silliphant (d'après D. Goodis)

    Photographie : Burnett Guffey

    Musique : G. Duning

    Acteurs : Aldo Ray, Anne Bancroft, Brian Keith, Rudy Bond, James Gregory

    Année : 1957


    La critique « à la Mac Guff »

    Cela commence dans la nuit noire d'une grande ville étatsunienne, et se termine dans les étendues neigeuses immaculées du Wyoming. D'emblée, la cinématographie est percutante, puis on ne lâche plus Jim Vanning, dégaine de voyou mais type ordinaire que poursuit une poisse grosse comme ça, en plus d'un détective d'assurance et deux malfrats aussi patibulaires que complémentaires : l'un taciturne aux manières nonchalantes mais déterminé à user de toute la violence nécessaire, l'autre volubile et qui se révèle jovialement sadique.

    Non, nous ne sommes ni chez les frères Coen, ni chez Tarantino, bien que ces deux là ont du, à mon sens, payer un bon tribut à Jacques Tourneur et son « Nightfall » de 1957.

    Bien que la présence d'acteurs peu connus dans les rôles principaux témoignent d'une série B, Tourneur parvient, avec ces moyens financiers visiblement limités, à filmer au mieux cette ambiance poisseuse de Goodis.

    Je n'avais auparavant jamais vu aucun des acteurs, mais Aldo Ray est très crédible en ex-marine dur à cuire pris au piège, Anne Bancroft est plutôt à l'aise, bien que son personnage, unique rôle féminin d'importance du film, soit l'un des deux stéréotypes de la femme du film noir (soit femme fatale, soit amante parfaite prête à tout les sacrifices pour des types qui souvent ne valent pas grand chose, mais ce n'est pas le cas ici).

    Parmi toutes les belles séquences réalisées, il y a une magnifique scène digne de Hitchcock, jouant sur ces relations entre les deux héros, et qui réussit à être comique tout en décrivant une situation qui ne l'est absolument pas : Vanning, poursuivi par les deux sbires, enlève littéralement Marie de son défilé de mode. Or cette dernière est habillée d'une superbe robe, qui l'empêche de courir. Jim est alors contraint de la prendre dans ses bras et c'est un couple de jeunes mariés qui se précipite dans le taxi, lui ordonnant de démarrer à toute vitesse. La cliente précédente qui retarde l'action en cherchant sa monnaie participe de ce double effet comique et dramatique, en faisant monter le suspens (démarrera, démarrera pas ?)

    Pour un film de 1957, je fus agréablement surpris de trouver une paire de « méchants » qui valent leur pesant de cacahuètes (et volent la vedette dans chacune de leur scène). Le couple qu'ils forment repose sur la formule classique du comique d'opposition ; leur cruauté et leur sadisme en sont d'autant plus choquants.
    Je parierais volontiers que Quentin Tarantino, cinéphile maniaque, n'a pas du louper ces deux personnages qui préfigurent Samuel L. Jackson et John Travolta dans « Pulp Fiction », pas plus que les frères Coen dans leur « Fargo », film auquel on pense souvent, surtout à la fin à cause du paysage de cambrousse déserte et enneigée, et dans lequel sévissent aussi deux méchants très affreux, ou vice-versa (Steve Buscemi et Peter Stormare).

    « Plus les méchants sont réussis, plus le film l'est » disait en substance Hitchcock. Ici, outre l'élégante mise en scène de Tourneur et les paysages contrastés, urbains ou campagnards, c'est aussi en grande partie grâce aux grandioses interprétations de détraqués de Brian Keith et Rudy Bond que le film possède son aura.
    D'ailleurs, l'aura, l'aura pas, cette satanée sacoche aux 350,000 $ ? La fin que réserve Tourneur à son méchant n°2 est aussi à inscrire dans les annales des meilleures punitions cinématographiques.



    0 commentaire(s) | ajouter un commentaire

choose your country