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Après ou je suis ...
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La compassion ne se transmet pas dans les gènes
Depuis samedi, la Mater Dolorosa est souffrante et ça se voit. Système immunitaire HS, attaques virales et infectieuses combinées = grippe + angine avec complications + otite + rhino-pharyngite. Rien de plus, rien de moins. 15 jours d'arrêt. Les rares personnes croisées (médecin, pharmacienne, nounou, maîtresse) n'ont pas eu besoin d'un bilan de santé pour s'apercevoir que ça n'allait pas. Mais il faut croire que les enfants, qui, on le sait, ont déjà l'ouie sélective, sont touchées par le même syndrôme au niveau de la vision. Ils ne veulent voir que ce qui les arrangent. Et là , ils ont choisi l'aveuglement. Maman est mal à en crever et elle se fait harceler par 2 têtes blondes qui profitent sans vergogne de sa faiblesse. Caprices (pour entamer et laisser une 3è banane), crise majestueuse à la sortie de la garderie (ô drame, Maman était venue plus tôt que d'habitude), humeur de roquet (l'une ne voulant pas jouer avec l'autre, et l'autre appelant l'une sur l'air d'un fado tragique), excuses bidons (pardon Maman, je recommencerai plus... je peux regarder un dessin animé ?), merci les enfants de votre compassion ! Quand on pense que nous, parents, nous nous plions en 4 pour eux quand ils sont malades. Quand on pense qu'on reste aux abois jours et nuits, soignant et cajôlant, réconfortant et s'exposant inconsidérément. Quand on se surprend même à souhaiter prendre pour nous leurs maux afin de leur apporter le soulagement. Quelle idée d'ailleurs ! Une fois que c'est fait, on se demande bien ce qui nous a pris de penser un truc pareil, non mais vraiment ! Si au moins, en retour, on pouvait attendre un peu de calme, d'attention, un chouia d'empathie. Rien de rien. Pas une molécule de compréhension. Pas une once de solidarité. Pas un mm3 de soutien. Rien. Que dalle. Mouchez-vous et circulez !
L'empathie ne se transmet pas dans les gènes, elle ne fait pas partie du bagage héréditaire, malheureusement. Ou alors elle est en germe et attend tapie au fond du petit être pour s'épanouir à la chaleur durable des sentiments et des bons exemples donnés à voir. Mais alors mazette, on part de loin ! Que de chemin à parcourir ! -
Mais il est où ?
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Projet 52
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Mater Dolorosa et poils de bêtes
Le combat était féroce, on s'y est donnés corps et âme. Lutèce remonte la pente et Maman rend les armes. La fièvre de l'une monte au fur et à mesure que celle de l'autre retrouve un niveau normal. Les muscles de l'une se crispent alors que les vomissements de l'autre s'estompent. Lutèce va mieux. Un Petit Suppo bien dévoué a rempli son office, entrant avec une ribambelle de copains dans la "lune" de celle qui n'en voulait point. Il s'appelle Vogalène, nous lui devons beaucoup. Parce que, grâce à lui, Lutèce a cessé de vomir son antibiothérapie. Et en ces dernières heures, enfin, elle revit. Ses poumons crépitent encore comme un feu de bois, la nuit elle continue de tousser comme une fumeuse de Havane et, au lieu de vomissements, des gaz pestilenciels s'échappent de son petit ventre aplati, mais l'amélioration est quand même phénomale. Espérons que le traitement qui la soulage soit le bon, qu'elle ne replongera pas sitôt l'antibio fini. Parce que les analyses n'ont pas encore entièrement donné leur verdict. Alors on avance pas à pas, on tatonne, on ajuste si besoin.
Pendant ce temps, Maman grelotte, son dos se paralyse, sa nuque se raidit. Le thermomètre s'envole, le flambeau est pris. Le relais a été transmis par projection de vomis. Difficile de passer entre les gouttes, surtout quand l'attaque vous frappe en plein visage. Redoutable ! Même les plus braves n'en seraient pas sortis indemnes.
La nuit a fait son oeuvre. Au matin, la "Mère Douloureuse" a repris du Doliprane et Lutèce a repris du poil de la bête. Elle a même repris une habitude abandonnée depuis quelques jours : regarder par le champ par la fenêtre. Elle a fouillé l'horizon du regard pour y trouver des fans de carottes, c'est à dire les chevaux du voisin. Les apercevant, Lutèce a sifflé à sa manière pour les appeler en tendant son museau à la fenêtre. Petit doigt pointé vers la porte du frigo, petit mot ressemblant à "ca-otte" se faufilant entre ses lèvres, le message était clair, il fallait nourrir les bêtes. Là pas de doute, Lutèce est repartie au trot vers une bonne forme. Espérons que Maman va vite faire une chevauchée sur le même chemin. On appelle le Docteur au secours demain...











































